samedi 31 juillet 2010

Le jour où nous sommes devenues de parfaites petites chinoises...

Nous avons pris la route pour le fabuleux site de Mutianyu où se trouve un tronçon de muraille édifié il y a plus de 1400 ans.
Nous avions la possibilité d'aller à Simatai mais la perspective d'une côte à 70% qu'il faut grimper sur les genoux ne nous a guère enchantées.
La muraille étant environ à 80 km de Pékin, c'est en minibus que nous nous y sommes rendues, ce qui nous a permis de traverser la campagne aux alentours. Nous y avons retrouvé des ambiances plus authentiques. C'est un autre visage de la Chine bien éloigné du mur de buildings qui sortent de terre chaque jour qui nous a été donné à voir.
Arrivées aux pieds de la montagne, nous avons emprunté un télésiège pour pouvoir accéder au tronçon. Le spectacle était déjà époustouflant car nous surplombions la vallée.



L'enchantement s'est alors mis en route.
Puis elle est apparue,là, devant nos yeux ébahis.

La muraille de Chine est un serpent de pierre qui danse sur un parterre végétal où les arbres fruitiers semblent s'être donné rendez vous.
Par endroits, on peut y respirer l'odeur du jasmin . De téméraires écureuils s'y aventurent et c'est un repaire pour libellules.
A cette heure de la journée, on peut escalader le dédale de marches dans un silence monacal , il y règne une atmosphère apaisante.



La muraille étant pudique , elle s'était cachée derrière un rideau de brume bien vite dissipée quand elle a été mise en confiance.
Notre ascension s'est faite dans le calme jusqu'à l'arrivée du touriste chinois qui n'est plus à définir.
Nous avons traversé une à une les tours de garde, jusqu'à la quatorzième qui date de 1404 pour la version achevée.
Le spectacle est magnifique.
Pour l'anecdote, il faut savoir que la muraille est longue de plusieurs milliers de kilomètres et large de 4 a 5 mètres . De savants calculs ont permis d'établir que l'ensemble des matériaux pourrait permettre la construction d'un mur d'un mètre de large et cinq mètres de hauteur tout autour de la Terre.
La muraille n'a jamais permis d'éviter les invasions par contre elle s'est avérée fort efficace dans le passage de marchandises entre des régions distantes.

Là encore , nous avions sous les yeux une prouesse architecturale. La muraille ne nous a pas déçues d'autant que les conditions de notre visite étaient optimales.


Les trois petites chinoises


La tête chercheuse



Fou rire, Géraldine a manqué de se vautrer





Le chinois sachant parfaitement allier beauté, culture et amusement, c'est en luge et sur un toboggan que nous avons regagné le pied de la montagne, non sans avoir parcouru à pieds une bonne portion de muraille.
C'est alors que nous sommes allées déjeuner dans un restaurant chinois et là ce fut une révélation gustative. Qui n'a pas mangé chinois en Chine n'a jamais mangé chinois. C'est un pur délice, chaque bouchée est un moment de bonheur qui éclate dans le palais et comme ici tout est en abondance on n'a jamais pu terminer et ce malgré nos efforts conjoints.


Délices suprêmes!

Il faut bien entendu aimer les saveurs sucrées salées mais comme c'est notre cas , abandonnez nous là et nous ouvrirons prochainement notre école pour sumo chinois.
Cette journée a été un ravissement à tous les points de vue, même la météo a été plus clémente en nous offrant une puissante brise et quelques gouttes de pluie fort rafraichissantes.
Oubliée la souffrance de la montée.
Oubliée la difficulté à se faire comprendre , à lire le mandarin qui lui aussi a des polices différentes et se rend donc difficile pour les néophytes que nous sommes.
Oubliée les petits désagréments , la Chine nous a conquises.
Mao Zedong disait "il n'est pas de bon chinois qui n'ait marché sur la Grande Muraille ".
Nous voilà donc à partir d'aujourd'hui de vraies chinoises. Nous avons toutefois encore des efforts à faire car la chinoise escalade la muraille perchée sur ses talons aiguilles elle. Vous avouerez qu'il y a une culture de la souffrance pédestre. Ils ne sont pas loin les bandages qui enserraient leurs pieds pour les rendre plus délicats. Les nôtres s'épanouissent toujours autant dans nos chaussures respectives, quel achat salutaire nous avons fait là!
Demain nous partons plus au nord vers la Mongolie, nous nous rendons dans ce que l'on peut qualifier de village à l'échelle de la Chine. Ce sera le temps d'un week-end et nous serons de retour dans la capitale.
Premier voyage en train, on a hâte! La Chine commence à s'offrir à nous dans toute sa pluralité et ça fait du bien.
Le chinois aussi s'offre à nous, ce matin un vieux monsieur qui pédalait sur son vélo le sourire accroché au visage nous a permis de constater que l'anatomie chinoise n'avait pas à rougir. Que voulez vous de pareilles beautés, ça donne envie d'exposer ses bijoux de famille!

PS 1: la conduite ici est purement asiatique, elle n'est pas sans rappeler l'originalité indienne en pire. Par ailleurs les voitures tombent en panne régulièrement, nous n'avions jamais vu autant de voitures en arrêt sur la bande prévue à cet effet.

PS 2 ??une routarde sachant router ne partant jamais sans parer à toutes les éventualités, nous avions bien sûr anticipé la possible disparition de notre guide c'est pourquoi nous avions également embarqué le petit futé et comme une routarde doit être pleine de ressources, nous avons "emprunté" pour une durée indéterminée le Lonely de la guesthouse, que voulez vous on a l'instinct de survie ou on l'a pas .

PS 3 : nous sommes passées devant la cité olympique et avons pu observer le fameux nid d'abeille . Le goût du miel est amer car on ne peut que penser aux centaines de hutongs sacrifiés sur l'autel de l'ambition chinoise.


Chinois des banlieues

PS 4 : petit mot de remerciement à l'adresse du peuple chinois. Il parait en effet difficile de trouver un peuple aussi serviable et patient, car vous ne pouvez vous imaginer ô combien leur aide nous est précieuse. Ils traduisent, recopient, téléphonent, cherchent des solutions. Ils ont une rigueur touchante . Alors oui, ils crient, ils s'exhibent, n'ont aucun talent pour la langue des signes mais ce sont là de moindres maux.

vendredi 30 juillet 2010

Une pluie de cartes postales

Pousse pousse chinois, faut pas pousser!

Nous revoilà sur les routes pékinoises avec tout ce que cela implique. Notre matinée commence par une chasse aux taxis lesquels sont souvent occupés ici. Il faut dire que les tarifs sont clairement avantageux.
Une fois le taxi trouvé, il faut encore qu'il comprenne où l'on va , il ne faut donc en aucun cas se séparer de notre petit livre à nous, le routard, qui nous donne la traduction en mandarin.
Nous avons demandé à être déposées à la cité interdite, grave erreur stratégique, car il y a deux entrées et nous voulions celle la plus proche du mausolée de Mao, or comme nous avons beaucoup de chance , nous avons été déposées à l'entrée opposée. Qu'à cela ne tienne , nous étions décidées à contourner le problème mais la marche à pied ne nous séduisant pas trop de si bon matin, nous avons fini par céder aux appels d'un chauffeur de pousse-pousse. Bien mal nous en a pris.
Il faut dire qu'entre temps il était allé chercher du renfort compte tenu de nos célestes postérieurs et nous ne pouvions donc guère refuser devant tant de motivation.
Nous ne savions pas encore que cela amorcerait chez nous quelques minutes plus tard une carrière de Shaolin.
Nous sommes passées par les fameux Hutongs , nous pensions que c'était là une astuce pour s'épargner une route plus difficile, mais non. Les hutongs étant des ruelles typiques où l'on trouve bon nombre de siheyuan, l'habitat traditionnel.
C'était une ruse dans laquelle notre amateurisme s'est précipité. Une fois déposées à l'entrée d'un parc , entrée somme toute relativement isolée, nos charmants chauffeurs nous on réclamé le paiement de la visite des hutongs soit la coquette somme de 900 yuans, contre 10 négociés au départ. Il a fallu en découdre, eux nous poussant , nous les repoussant. Le but était d'atteindre coûte que coûte l'entrée du parc ou des ouvriers s'affairaient. Ça n'a pas été sans mal, nous leur avons laissé les 10 yuans et avons eu le droit à un fuck you. Ah, quand le chinois parle anglais c'est shakespearien. Ce combat de buffles terminé , nous avons pu reprendre nos esprits et constater avec amertume que notre guide du routard était resté dans la carriole avec l'adresse de notre guesthouse à l'intérieur.
Heureusement que nous avions demandé et retenu le numéro de la ligne de bus susceptible de nous y déposer car nous serions encore en train d'errer place Tien 'An men implorant la pitié de chinois indifférents.
Épisode haut en couleur qui nous a donné un petit shoot d'adrénaline et donc le rire a rapidement fait place à la peur. On en rit encore.
En attendant, nous avons fait notre la devise chinoise qui consiste à ne jamais perdre la face, nous sommes restées très calmes contrairement à eux!

Les fans de Mao, ça pousse!

Nous nous sommes ensuite dirigées vers le mausolée de Mao . Une file d'attente de plusieurs centaines de mètres nous y attendait. Les chinois en file indienne , ça a son charme.
Ça pousse, ça bouscule , ça double dans l'indifférence générale car il n'y avait bien que nous pour y trouver une source de mécontentement!
Petit aparté: Si la Chine continue à élever ses enfants comme elle le fait, c'est-à-dire comme des demis dieux qui ont tous les droits et si les files d'attente ne sont plus respectées, la population va rapidement se réguler, car le taux de mortalité par piétinement va devenir monnaie courante!
Ceci étant dit, on a pu constater que Mao avait un fan club impressionnant. Mais la rigueur stalinienne est bien loin.
Les premiers à vous bousculer ont sur le dos des T-shirts Nike , des ensembles léopard du plus bel effet, bref , ils semblent être de purs produits du capitalisme!
La ferveur communiste est singulière. Heureusement que le marteau et la faucille sont là pour nous rappeler où nous sommes car on aurait pu se croire dans une file à Disneyland.
La visite par elle même se fait au pas de course, c'est qu'il s'agirait de pas trainer, Mao n'a pas pris une ride, il a le format dictatorial de rigueur, ce qui signifie que c'est un nain de jardin.
Le décorum est du meilleur goût, tout est fleuri, le visage de Mao est éclaire a la lampe Uv histoire de raviver le teint du bonhomme.
Il vaut mieux que le grand timonier continue à jouer les belles au bois dormant , le baiser du capitalisme le tuerait.


Quand on pousse le bouchon...

La Cité interdite

Notre escale suivante s'est faite dans la cité interdite. Vue d'extérieur , elle est élégante, racée mais presque décevante par rapport au format imaginé. C'est mal connaitre les chinois qui sont tout sauf présomptueux, le faste est gardé pour l'intérieur. La cité semble faite à l'image des habitations traditionnelles chinoises. Toute la beauté est nichée entre quatre murs. Ainsi, dès qu'on pénètre dans la cité s'étale devant nous un enchevêtrement de palais aux noms imagés et on traverse progressivement chacun d'entre eux. Il y a le palais de l'harmonie suprême, celui de l'harmonie préservée, de la pureté céleste, de l'union. Chaque palais avait sa fonction. L'un d'entre eux d'ailleurs servait de vestiaire à l'empereur.
La chaleur accablante, mêlée à la foule , au bruit, à l'incapacité de voir à l'intérieur des palais nous a un peu gâché le plaisir il faut bien le dire.
Maintenant, une fois les jambes et l'esprit reposés , il faut reconnaitre que c'est une splendeur architecturale.
Nous avons trouvé refuge dans les jardins de l'empire comme la moitié de la population chinoise.
Il est difficile d'être seul et au calme en Chine, le chinois voue une passion démesurée aux mégaphones, ils ne parlent pas , ils hurlent, tant et si bien qu'on croit souvent se faire disputer .
La chinoise est fascinante soit elle a une endurance exceptionnelle aux effets de la chaleur soit le culte de la mode prédomine. Ainsi, il n'est pas rare de rencontrer des chinoises perchées sur des talons que Louboutin ne renierait pas et comme la chinoise adore le lycra, la chinoise portent des bas, c'est tellement plus seyant! Pendant ce temps la française dégouline , ressemble à une éponge qu'on presse. A défaut de porter des collants, la française est collante.
La chinoise se farde, elle prend ses faux cils avec elle , la chinoise vise une élégance que la française rejette en bloc. Coco Chanel est loin des capitalistes mais proches des communistes peut-être que ces dames confondent à présent les deux.

Le bus pékinois

Comme convenu hier, il était hors de question d'attendre encore des heures après un taxi. Nous avons donc décidé de nous mettre au bus.
Quelle expérience formidable!
En Chine, tout le monde parle mandarin, quasiment personne ne parle anglais et le langage des signes rencontrent de nombreux problèmes, donc ici quand on comprend pas , y en a pour longtemps. Nous, y a plein de choses qu'on n'a toujours pas comprises et le bus en fait à présent partie.
Ainsi, nous sommes montées dans notre bus qui a refusé de nous vendre des tickets, non parce qu'il ne voulait pas mais parce qu'ici c'est moderne, y a pas de tickets, c'est la carte ou rien.
On ne connaissait pas le nom de notre arrêt ( il était noté dans notre guide mais ne revenons pas sur ce fâcheux incident), là le chinois responsable du bus se met à nous crier dessus, on sourit ( toujours sourire en Chine, ça les désarme, ils adorent ca) , il continue. On lui explique grosso modo où on descend, ça ne l'arrête pas, on comprendra grâce à l'aide d'une demoiselle que ça fait 10 minutes qu'il s'époumone à nous expliquer que l'arrêt désigné n'est pas desservi. On imagine très bien un chauffeur de bus français s'agitant pareillement juste pour nous économiser quelques pas! Moralité quand le chinois crie c'est pas forcément sur nous, c'est contre la situation. Le chinois crie aussi quand il aide. Son regard désespéré aurait dû nous mettre la puce à l'oreille , il ne manquait que les larmes. Le pauvre.
Nous sommes arrivées à bon port, et nous nous apprêtons comme chaque jour à aller diner. Il est 17h30 ici quand même, une soupe et au lit, la Chine c'est épuisant et c'est peu de le dire. On va se délecter de spring rolls frits, on pourrait les prendre à la vapeur mais à raison de 4 heures de marche par jour au minimum il s'agirait de ne pas perdre de forces!
D'autant que demain, c'est pas une tranche de rêve qu'on s'offre, c'est le gâteau tout entier, car nous allons à la grande muraille, vous savez, les briquettes qu'on voit de la lune?

Ps 1: C'est décidé maintenant on prend le bus tout le temps, c'est gratuit quand on est neuneu!!!

Ps 2: Bravo à Marie et Mouss continue à cultiver ta part féminine mais la tienne!

Ps 3: Bisous à tous ceux qui cherchent encore comment on fait pour laisser un commentaire, vous bilez pas il reste plus de 15 jours!

De la part de Géraldine:
Un très grand merci à Séverine, Jojo, Maman et Papa pour leur commentaire reçu par mail. Je suis fière de vous et ça fait chaud au cœur.
Je vous embrasse bien fort et vous dis à bientôt.

jeudi 29 juillet 2010

Quelle journée!

Pékin ne nous aura pas laissées au repos bien longtemps!
Après un début de journée tout en douceur , nous avons affronté le monstre rouge qui engloutit tout et tout le monde.

Nous avons foulé le sol d 'une place Tien' Anmen dépourvue de chars. A la place des centaines de touristes accablés par l'arme de destruction massive qui s'est abattue sur le pays :la chaleur.


Touristes chinois place Tien' Anmen

Point de révolution , on courbe docilement l'échine en Chine et les libertés prises n'engagent que l'individu et plus la collectivité. Les temps changent, si ce n'est que l'ensemble est hautement sécurisé.
Parmi les chinoises dégoulinantes sous leurs ombrelles , les militaires veillent et souffrent en silence . Des statuts humaines paradent sous un soleil de plomb lequel reste toujours tapi derrière une épaisse brume. Son rayonnement est pourtant clairement perçu par nos yeux et les lunettes ne suffisent pas à nous protéger de la lumière, nous avançons les yeux plissés moins par mimétisme que par cette faculté exceptionnelle que nous avons à nous adapter à notre milieu.
Nos yeux mi clos ont cependant pu voir le portrait du grand timonier trôner sur la façade de la cité interdite. Nous irons à sa rencontre directe demain matin, car son tombeau n'est accessible qu'à ce moment de la journée.


Que dire de la cite interdite si ce n'est qu'elle ne l'est plus? Là encore, nous nous réservons sa visite complète pour demain .
Qu'avons nous donc fait aujourd'hui? Nous avons visité l'une des portes ceinturant la place, très jolie mais très anecdotique aussi. Au moins, il y avait de l'air. A ce stade de la journée, nos corps sont déjà en souffrance.Notre cœur semble avoir pris la place de notre cerveau, nous avons sur les joues les couleurs du drapeau chinois. Nous avons la sensation permanente de revenir de notre jogging matinal. Bref, nous souffrons et dans ces moments là c'est l'animal qui prend le dessus. Nous avons cherché la verdure, l'ombre, la fraicheur.C'est en allant chercher cette fraicheur que nous nous sommes engouffrées dans une longue et douloureuse errance.
Nous cherchions à regagner le parc Beihai qui était placé une rue derrière la place Tien'An Men selon notre plan or une rue derrière sur ce plan ça revient a dire qu'Harfleur est juste derrière Saint Adresse.Nous avons donc longé une enceinte longue de plusieurs kilomètres, nous avancions telles des âmes errantes. Nous allions abandonner quand les portes de l'Eden se sont ouvertes. Nous avons alors enfin pu reposer nos os usés en louant un bateau a moteur, nous avions le choix avec un pédalo mais là faut pas abuser!!!!


Une heure de quiétude absolue dans un cadre verdoyant et au combien charmant, avec vue sur le Dagoba blanc construit par un architecte népalais en 1651 a l'occasion de la visite du Dalai- Lama à Pékin.
Un ensemble qui ne pouvait que nous ravir. Nous avions repris confiance mais nous avions tort car quand il a fallu revenir à la guesthouse cette heure de repos nous a semblé bien légère.
Ce fut une vraie galère de trouver un taxi pékinois connaissant l'adresse de notre guest house, il nous aura fallu plus d'une heure et les supplications de Ouali pour en trouver un .
Il va falloir que nous trouvions au plus vite une solution car il est exclu que ca se reproduise demain!
Bref, une journée de galère absolue mais nous devons verser dans le masochisme car on remet ca demain et malgré tout , c'est vachement bien Pékin. Ce soir c'est le premier vrai repas chinois. C'est fou ce que cette perspective suffit à panser nos plaies.
Et puis, affalées dans notre bateau on se disait que c'était incroyable quand même car oui, on était bel et bien en Chine et ça , ça vaut toutes les galères du monde. On se l'est offerte notre tranche de rêve. Il y a des mots, des noms qui ne se contentent plus de raisonner dans nos têtes, à présent ils vivent sous nos yeux. No regrets!

Merci à notre équipe française , j'ai nommé Monique et Yvon. Ils nous retransmettent vos messages et c'est à présent grâce a eux que ce blog existe.Merci, merci.


Ps1: Merci à tous nos fans pour leurs encouragements, dès que notre équipe française est au point, on envoie les photos.


Ps2 :Chère Elodie,je constate que la famille Levesque a encore frappé, quand arrêterez vous de vous faire remarquer?Tiens moi au courant pour Eliott. J'espère que les nouveaux membres des familles Vezier et Lesveque s'intègrent bien. Je vous embrasse fort , vous et mon papa et ma maman.

Ps3: Mouss, tu apparais comme une petite indienne, ce qui nous étonne! C'est ta part féminine sans aucun doute.Nous te rappelons que tu as un profil à toi! Tout ça pour faire mine d'être en Chine avec nous! Pas de regrets, vu ce que nos glandes sudoripares rejettent à la minute, tu serais déjà mort.

Ps4: Maman Simon , il va falloir tenter un commentaire là quand même, je crois en toi, tu peux le faire. Je vous embrasse bien fort.

Ps 5: Morgane vient de voir des frites, pas dit qu'on mange chinois finalement.On verra.On vous racontera.

mercredi 28 juillet 2010

Paris Pékin



Red Lantern - Beijing

Nous voila en terre chinoise après un périple de 26 heures dont 10 dans un aéroport victime de la canicule et donc surchauffé.
Nous avons survécu et ce malgré la rencontre d'une dragonne moscovite déguisée en douanière. Géraldine a profité de sa natte pour se reposer sous les yeux médusés des voyageurs en transit pendant que Morgane et Aurélie testaient le confort des fauteuils en skaï. L'aéroport de Moscou est somme tout beaucoup plus accueillant qu'on nous l'avait dit. Quant à l'Aeroflot, elle est digne des meilleures compagnies, les avions sont en bon état , point de modernité exacerbée mais l'essentiel y est. Un seul reproche: l'absence cruelle de vodka! Élixir qui nous aurait été bien utile pour nous remettre de nos émotions.
Pas de turbulences, non, beaucoup trop prévisibles. Nous avons du affronter la miette russe. La miette russe est tapie dans son coin mais elle en sort fourbement pour venir se coincer dans les gosiers des capitalistes françaises. En effet, Géraldine s'est littéralement étouffée avec un morceau de pain provoquant une mini panique chez les autres passagers et une grosse panique chez Morgane sa voisine directe, qui a perdu un poignet lequel a été broyé par la victime. Après de profondes quintes, l'objet du délit a été contrôlé. C'est ainsi que nous avons failli perdre Géraldine avant même notre arrivée en Chine tout ca parce qu'elle riait. Elle est donc interdite de rire ou de quoique ce soit donc en mangeant . Mastication, déglutition et rien d'autre!!!
Après 7 heures de vol, nous avons foule le sol chinois . Aéroport clinquant, chauffeur a l'arrivée pour nous déposer dans une guest-house des plus charmantes!
Un vrai petit ilot de tranquillité. Notre chambre est confortable et nous avons de l'eau chaude, bref un confort beaucoup moins spartiate qu'en Inde.
Un point commun cependant avec l'Inde c'est la chaleur moite. Heureusement, une brise légère vient nous rafraichir régulièrement. Il est difficile de percevoir la couleur du ciel tant il est couvert.
En arrivant de nuit, nous devinions au loin les silhouettes des buildings Pékinois derrière la brume. On n'éclaire pas les enseignes la nuit ,ici on est économe et la nuit c'est la nuit.
Beijing apparait pour le moment comme une mégalopole asiatique à la sauce hollandaise, rapport aux nombreux vélos qui circulent .
On retrouve l'ordre , l'organisation typiquement communiste car ici tout semble rangé par catégorie. Il y a la rue des restaurants, la rue des marchands de musique , celle des vendeurs de pyjamas. Bref, chaque coin a sa spécialité.
Pour ce qui est des mœurs chinoises, elles apparaissent beaucoup plus libres qu'on veut bien le laisser croire.
La liberté vestimentaire semble sans bornes. Nous avons déjà croise quelques phénomènes que les mangas japonais ne renieraient pas. Le look du groupe Tokiohotel est encore très tendance !
Il y a des Mac Donald's et ça c'est normal et dans les Mac Donald's , il y a des garçons qui s'embrassent à pleine bouche dans l'indifférence totale des voisins.
La liberté semble toutefois se limiter à ces quelques faits car si nous publions aujourd'hui c'est grâce a l'aide de petites fourmis françaises prêtes à lutter contre la censure dont nous sommes victimes. Point d'accès au blog possible car il est tout bonnement verrouillé. Il en va de même pour de nombreux autres blogs , sans parler de facebook qui est aussi inaccessible.
Nous goutons toutefois pleinement les saveurs sucrées et amères de la Chine. D'ailleurs, nous écrivons tout en sirotant une bonne bière chinoise. Quand on dit bonne, en fait ca veut dire fraiche.
Bref, nous n'avons aucunement l'intention de nous laisser brimer.
Nous publierons quoiqu'il arrive (n'est ce pas Monique?).
Des impressions contrastées mais c'est aussi ce que nous sommes venues chercher. Nous allons apprendre, ou pas, mais nous aurons "cherche à."
Ceci étant dit, nous avons planifié notre séjour d'une main de maître.
Demain, on reste dans la thématique du jour et partons à l'assaut de la place Tian'Anmen.
A bientôt, demain, peut être...
Nous vous embrassons.

Ps: Laissez vos commentaires, on nous les fera parvenir et on vous répondra directement sur les pages du blog.

lundi 26 juillet 2010

Le grand départ

Aujourd'hui est le jour, celui des dernières listes, des vérifications, des doutes, des certitudes, celui qui nous rend l'excitation de nos cinq ans , celui qui nous voit sourire et rire, celui qui nous fait toucher notre rêve.
Aujourd'hui est le jour tant attendu, celui des au revoir pour mieux vous retrouver sur cette terre inconnue.
A bientôt.